24 novembre 2007
Paradis D'Un Rêve
Ici,
il n'y aura rien d'autre que moi. Elle, peut-être encore. Pas
plus.
Nuls regrets sur ce à quoi nous faisons dos, nous aimerions. Simplement. Aussi simple que l'herbe que nous y foulerons, basique tel ce besoin qui nous y amènerait ; l'artificiel y aurait été banni, le superficiel : proscrit. Tout serait naturel.
Le matin régnerait d'un pur irréprochable ; parfois tant que l'on y crut l'air disparu. L'oxygène n'aurait jamais été si bon ; une gourmandise dont les régals ne nous engrosseraient pas. Après l'aube que nous aurions admiré, nous écumerions les prairies à la recherche d'un lieu idéal pour se livrer l'un à l'autre. Tous conviendraient. Prolongeant nos plaisirs, nous livrerions nos excuses à la terre pour ne pas l'avoir considérée avant, gênés d'avoir batifolé sous ses yeux. Quand enfin viendrait le midi nous saurions que la faim ne nous menacerait pas comme c'était le cas ailleurs et qu'irrévocablement le temps ne pèserait sur notre estomac. Nous serions libre de fixer l'heure de la collation, d'en choisir sans contraintes les aliments. Puis, transis par la solitude qui faisait notre union, nous chanterions la liberté en tout bien tout honneur avec nos mots et ceux de grands chanteurs. Il arrivera certainement qu'on en oublie en route, mais le principal est de croire à ceux que nous n'omettons pas afin que ralentisse ces jours de salut. Car quand le soir s'annoncera, nous saurons qu'une journée déjà s'est écoulée. Qu'avec certitude elle ne reviendrait pas. Et que si de semblables nous attendent, leur nombre diminue infatigablement.
Le paradis existe pour ceux qui le cherchent.
Je
connais le mien.
- Julien WILHELM -
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